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Zone euro : le FMI relève la croissance à 1,1 % malgré le pétrole au-dessus de 100 $

Croissance de la zone euro relevée à 1,1 % par le FMI malgré la hausse du pétrole en 2026

Le Fonds monétaire international améliore ses perspectives pour la zone euro malgré un environnement marqué par un pétrole supérieur à 100 dollars, des coûts de financement élevés et une guerre prolongée au Moyen-Orient.

Dans ses nouvelles prévisions publiées ce mardi 13 octobre, le FMI table désormais sur une croissance de 1,1 % pour la zone euro en 2026, contre seulement 0,9 % lors de ses estimations de juillet.

La révision peut sembler limitée, mais elle intervient dans un contexte qui aurait normalement dû peser davantage sur l’activité européenne.

La région reste fortement dépendante des importations énergétiques, tandis que les rendements obligataires élevés augmentent le coût du financement des États et des entreprises.

Deux facteurs contribuent toutefois à améliorer les perspectives : les investissements liés à l’intelligence artificielle et l’augmentation des dépenses de défense.

Certaines industries européennes commencent également à profiter indirectement de la chaîne de valeur de l’IA, notamment la chimie allemande.

Le FMI reste néanmoins prudent. Une nouvelle escalade géopolitique capable de pousser le pétrole vers 130 dollars représenterait un risque majeur pour la croissance et l’inflation mondiale.

Le FMI relève la croissance de la zone euro de 0,9 % à 1,1 %

La nouvelle projection constitue une amélioration de 0,2 point de pourcentage par rapport aux estimations publiées en juillet.

Le FMI prévoit désormais une croissance de 1,1 % pour la zone euro en 2026.

La région reste loin des rythmes de croissance observés aux États-Unis, en Inde ou dans certaines économies asiatiques.

Mais cette révision montre une résistance plus importante que prévu quelques mois auparavant.

L’Europe doit pourtant absorber plusieurs chocs simultanément.

Les prix de l’énergie ont augmenté, les coûts d’emprunt restent élevés et les tensions géopolitiques perturbent certaines chaînes commerciales.

Dans ce contexte, une amélioration des prévisions indique que de nouvelles sources d’investissement commencent à compenser une partie de ces difficultés.

L’intelligence artificielle soutient désormais aussi l’Europe

L’un des facteurs les plus importants est l’investissement dans l’intelligence artificielle.

La majorité des discussions sur le boom de l’IA se concentrent sur les États-Unis et l’Asie.

Mais les effets économiques commencent également à se diffuser en Europe.

Le développement des infrastructures nécessaires à l’intelligence artificielle mobilise une chaîne industrielle beaucoup plus large que les seuls fabricants de semi-conducteurs.

Les centres de données ont besoin d’électricité, de systèmes de refroidissement, d’équipements industriels, de matériaux spécialisés et de produits chimiques.

Certaines entreprises européennes participent à ces chaînes d’approvisionnement.

Le FMI cite notamment la chimie allemande parmi les secteurs bénéficiant de cette évolution.

L’Europe ne doit donc pas nécessairement posséder les plus grandes plateformes d’IA pour profiter d’une partie des investissements.

L’Allemagne bénéficie des chaînes industrielles de l’IA

L’industrie allemande reste confrontée à des difficultés structurelles.

Les prix de l’énergie ont pesé sur plusieurs secteurs intensifs en consommation énergétique, tandis que la faiblesse de la demande internationale a compliqué la reprise.

L’IA apporte néanmoins une nouvelle source d’activité.

La production de produits chimiques spécialisés, de composants industriels et d’équipements nécessaires aux infrastructures numériques peut bénéficier de l’expansion des investissements technologiques.

Ce phénomène est important pour l’Allemagne.

Son économie repose davantage sur l’industrie que celles de plusieurs autres grandes économies européennes.

Une amélioration de la demande industrielle mondiale peut donc produire un effet significatif sur sa croissance.

La question sera de savoir si cette nouvelle demande devient suffisamment importante pour compenser les difficultés rencontrées par des secteurs plus traditionnels.

Les dépenses de défense deviennent un second moteur

L’autre facteur identifié par le FMI concerne les dépenses militaires.

Plusieurs gouvernements européens ont augmenté leurs budgets de défense face aux tensions géopolitiques.

Ces dépenses soutiennent directement certaines industries.

Les entreprises produisant des équipements militaires, des systèmes électroniques, des véhicules, des logiciels et des infrastructures peuvent bénéficier de commandes publiques plus importantes.

Les effets peuvent ensuite se diffuser à leurs fournisseurs.

Pour la croissance, il s’agit d’une impulsion budgétaire.

L’impact de long terme dépend cependant de la manière dont ces dépenses sont financées et de leur capacité à stimuler également l’investissement productif.

Des budgets militaires plus importants peuvent soutenir l’activité à court terme tout en augmentant les besoins de financement des États.

La dette européenne reste un risque important

Cette hausse des dépenses intervient alors que plusieurs pays européens disposent déjà d’une marge budgétaire limitée.

Les rendements obligataires mondiaux ont fortement progressé.

Les gouvernements doivent donc refinancer leur dette à des taux plus élevés qu’au cours de la décennie précédente.

Le FMI considère l’augmentation des coûts d’emprunt comme l’un des principaux risques pour l’économie mondiale.

L’Europe n’échappe pas à cette pression.

Les pays présentant des déficits élevés peuvent être particulièrement vulnérables à une hausse durable des rendements.

Une augmentation des dépenses publiques peut soutenir la croissance aujourd’hui, mais elle doit rester compatible avec une trajectoire de dette considérée comme crédible par les investisseurs.

La France reste particulièrement surveillée

La situation budgétaire française reste l’un des principaux points d’attention dans la zone euro.

Les investisseurs surveillent l’évolution du déficit, de la dette et des rendements des obligations françaises.

Lorsque les marchés deviennent moins confiants dans la trajectoire budgétaire d’un pays, ils peuvent exiger une prime supplémentaire pour détenir sa dette.

Le coût du financement augmente alors.

Cette situation peut progressivement réduire la capacité du gouvernement à soutenir l’économie.

Une croissance européenne légèrement supérieure aux attentes constitue donc une bonne nouvelle, mais elle ne supprime pas les risques liés aux finances publiques.

Au contraire, le FMI insiste sur la nécessité pour les gouvernements de reconstruire leurs marges budgétaires.

Le Royaume-Uni bénéficie également d’une révision positive

L’amélioration des perspectives ne se limite pas à la zone euro.

Le FMI a également relevé sa prévision pour le Royaume-Uni.

La croissance britannique est désormais attendue à 1,3 % en 2026.

La révision atteint 0,3 point par rapport aux estimations de juillet.

Comme pour la zone euro, l’investissement dans l’intelligence artificielle contribue à cette amélioration.

Le Royaume-Uni possède un secteur technologique important ainsi qu’un écosystème financier capable de financer une partie de ces investissements.

Mais l’économie britannique reste également exposée aux prix élevés de l’énergie et aux conditions financières restrictives.

L’économie américaine reste nettement plus dynamique

Malgré l’amélioration européenne, l’écart avec les États-Unis reste significatif.

Le FMI prévoit une croissance américaine de 2,3 % en 2026.

Le même rythme est attendu en 2027.

L’économie américaine bénéficie d’une consommation privée solide, des réductions fiscales et d’investissements considérables dans l’intelligence artificielle.

La différence de croissance avec la zone euro reste donc supérieure à un point de pourcentage.

Cet écart peut avoir des conséquences sur les marchés financiers.

Une économie américaine plus dynamique peut attirer davantage de capitaux internationaux.

Elle peut également permettre à la Réserve fédérale de maintenir des taux élevés plus longtemps que la Banque centrale européenne.

L’écart de croissance reste un problème pour l’euro

Pour la monnaie unique, l’amélioration des perspectives européennes constitue un élément positif.

Mais les marchés des changes fonctionnent principalement sur des comparaisons relatives.

Une croissance de 1,1 % est meilleure que 0,9 %.

Elle reste néanmoins nettement inférieure aux 2,3 % prévus aux États-Unis.

Si cette différence s’accompagne également de taux américains plus élevés, le dollar peut conserver un avantage.

L’euro a récemment subi une pression importante face à la monnaie américaine.

Une amélioration durable de la croissance européenne pourrait aider à stabiliser la devise.

Mais elle devra être accompagnée d’une diminution des risques budgétaires et énergétiques.

Le pétrole au-dessus de 100 $ reste le principal danger

L’énergie représente probablement le risque le plus immédiat pour l’Europe.

Le pétrole reste au-dessus de 100 dollars le baril en raison de la guerre prolongée au Moyen-Orient.

Pour une région fortement dépendante des importations énergétiques, cette situation constitue un choc négatif.

Les entreprises paient davantage pour le transport, la production et certaines matières premières.

Les ménages voient également leurs dépenses énergétiques augmenter.

Une partie du revenu disponible est alors consacrée au carburant et à l’énergie plutôt qu’à d’autres biens et services.

Le résultat peut combiner inflation plus élevée et croissance plus faible.

Le FMI table sur un pétrole moyen à 96 $ en 2026

Les prévisions du FMI reposent sur plusieurs hypothèses concernant l’énergie.

L’institution utilise un prix moyen du pétrole proche de 96 dollars le baril pour 2026.

Pour 2027, cette hypothèse descend à environ 87 dollars.

Le scénario suppose donc une certaine normalisation.

Le FMI considère également que le détroit d’Ormuz pourrait rouvrir en mars 2027.

Un retour plus large aux conditions de navigation observées avant la guerre est attendu autour d’octobre 2027 dans le scénario central.

Ces hypothèses sont essentielles.

Si la normalisation prend davantage de temps, les projections de croissance et d’inflation pourraient rapidement devenir trop optimistes.

Un pétrole à 130 $ changerait fortement les perspectives

Le FMI a également étudié un scénario beaucoup plus défavorable.

Une nouvelle escalade de la guerre pourrait pousser le pétrole à environ 130 dollars le baril jusqu’au premier trimestre 2027.

Dans cette situation, la croissance mondiale serait réduite d’environ 0,2 point de pourcentage en 2026.

En 2027, la perte atteindrait environ 0,5 point.

L’impact sur l’inflation serait encore plus important.

Le FMI estime qu’un tel choc pourrait ajouter 1,1 point à l’inflation mondiale en 2027.

L’inflation globale atteindrait alors environ 5,2 %.

Pour les banques centrales, un tel scénario serait particulièrement difficile.

La BCE pourrait faire face à un nouveau dilemme

Une nouvelle hausse du pétrole placerait la Banque centrale européenne dans une situation complexe.

Normalement, un ralentissement de la croissance plaide en faveur de taux plus faibles.

Une inflation plus élevée produit le signal inverse.

Lorsque les deux phénomènes se produisent simultanément, la marge de manœuvre devient plus limitée.

La BCE doit alors déterminer si la hausse des prix de l’énergie risque de se diffuser au reste de l’économie.

Si les entreprises augmentent leurs prix et les salariés demandent des hausses de rémunération pour compenser le choc, l’inflation peut devenir plus persistante.

Dans ce cas, la banque centrale pourrait être obligée de conserver une politique restrictive malgré une activité économique faible.

L’inflation mondiale reste élevée en 2026

Le FMI prévoit une inflation mondiale de 4,7 % cette année.

Pour 2027, elle devrait ralentir à 4,1 % dans le scénario central.

Ces niveaux montrent que la lutte contre l’inflation n’est pas terminée.

Les investissements liés à l’intelligence artificielle participent eux-mêmes à certaines tensions.

Les centres de données nécessitent des volumes importants d’électricité, de composants, de matériaux et d’infrastructures.

Lorsque l’offre ne peut pas augmenter suffisamment rapidement, les prix peuvent progresser.

L’IA peut améliorer la productivité à long terme tout en créant temporairement des pressions supplémentaires sur certaines ressources.

Seulement 32 pays génèrent 95 % de la croissance mondiale

Le rapport du FMI met également en évidence une concentration croissante de la croissance.

Seulement 32 pays représentent désormais environ 95 % de l’expansion économique mondiale.

En avril, ce groupe comptait encore 54 pays.

La différence montre que la résistance de l’économie mondiale est moins généralisée qu’elle ne le paraît.

Les pays bénéficiant des investissements liés à l’intelligence artificielle continuent d’avancer.

Les économies situées en dehors de ces chaînes de valeur ou fortement touchées par la crise énergétique rencontrent davantage de difficultés.

Cette divergence constitue l’un des principaux risques pour les prochaines années.

Près de la moitié des économies ont été dégradées depuis avril

Le FMI a revu à la baisse les perspectives d’environ 47 % des économies depuis ses prévisions d’avril.

Les révisions négatives touchent notamment plusieurs importateurs d’énergie qui ne bénéficient pas directement du boom de l’intelligence artificielle.

La situation montre l’importance prise par deux forces opposées.

L’IA stimule l’investissement dans certaines régions.

L’énergie pénalise simultanément les pays dépendant des importations.

La croissance mondiale supérieure à 3 % masque donc des situations extrêmement différentes.

Pour l’Europe, réussir à se positionner davantage dans les chaînes de valeur technologiques devient un enjeu économique important.

L’Arabie saoudite devrait entrer en récession

Les conséquences de la guerre apparaissent particulièrement fortes dans les pays du Golfe.

Le FMI prévoit désormais une contraction de 3,3 % de l’économie saoudienne en 2026.

En juillet, l’institution anticipait encore une croissance de 1,7 %.

La révision est donc spectaculaire.

D’autres économies régionales devraient également enregistrer de fortes contractions.

Le conflit perturbe le commerce, les infrastructures énergétiques et les flux d’investissement.

Pour l’Europe, ces difficultés peuvent avoir des conséquences indirectes à travers l’énergie et le commerce.

Une prolongation de la crise augmenterait encore l’incertitude sur les approvisionnements.

La Chine ralentit à 4,5 %

Le FMI prévoit une croissance chinoise de 4,5 % en 2026.

Pour 2027, elle devrait ralentir à 4 %.

Les deux estimations ont été réduites de 0,1 point par rapport à juillet.

La hausse du pétrole accentue la faiblesse de la demande intérieure chinoise.

Les exportations restent néanmoins solides.

Pour l’Europe, l’évolution de la Chine est particulièrement importante.

De nombreuses entreprises européennes, notamment dans le luxe, l’automobile et l’industrie, dépendent fortement du marché chinois.

Un ralentissement prolongé pourrait limiter une partie des bénéfices provenant de l’amélioration de la croissance européenne.

L’Inde reste la grande économie la plus dynamique

Le contraste avec l’Inde est important.

Le FMI prévoit une croissance de 7 % en 2026 et également de 7 % en 2027.

L’institution a relevé ses estimations grâce à une demande intérieure robuste, aux services et aux investissements dans l’intelligence artificielle.

L’Inde conserve ainsi son statut de grande économie affichant la croissance la plus rapide.

Cette dynamique peut progressivement modifier les flux commerciaux et d’investissement mondiaux.

Pour les entreprises européennes, le marché indien pourrait prendre une importance croissante à mesure que la différence de croissance avec la Chine augmente.

L’IA peut aussi devenir le principal risque du scénario

Le moteur qui soutient actuellement la croissance peut également devenir une faiblesse.

Le FMI avertit qu’une déception concernant les gains de productivité de l’intelligence artificielle pourrait provoquer une forte réduction des investissements.

Les montants engagés sont devenus suffisamment importants pour affecter directement l’économie.

Si les entreprises découvrent que les revenus générés par l’IA ne justifient pas les dépenses réalisées, elles pourraient réduire leurs projets.

Les centres de données seraient retardés.

Les commandes de semi-conducteurs et d’équipements diminueraient.

Les pays intégrés à ces chaînes de valeur subiraient alors un ralentissement.

Une déception sur l’IA pourrait retirer 0,8 % au PIB américain

Dans son scénario défavorable, le FMI estime qu’une forte baisse des investissements en intelligence artificielle pourrait réduire directement le PIB américain d’environ 0,8 %.

Les conséquences s’étendraient ensuite aux exportateurs asiatiques de technologie.

L’impact direct pourrait atteindre environ 0,4 % de PIB pour certaines économies d’ici 2028.

Une correction des marchés financiers amplifierait le choc.

La baisse des actions réduirait la richesse des ménages et pourrait peser sur la consommation.

Des rendements obligataires élevés aggraveraient encore la situation.

En combinant ces différents facteurs, le FMI estime que la production mondiale pourrait être réduite de 1,1 % d’ici 2028.

L’Europe doit éviter une croissance trop dépendante de nouveaux investissements

Pour la zone euro, cette mise en garde est importante.

L’investissement technologique et les dépenses de défense soutiennent actuellement les perspectives.

Mais une croissance durable nécessite également une amélioration de la productivité, de la consommation et de l’investissement privé plus général.

Une dépendance excessive à quelques secteurs rendrait l’économie vulnérable.

La zone euro doit également résoudre plusieurs difficultés structurelles : coût de l’énergie, vieillissement démographique, fragmentation des marchés de capitaux et faiblesse de la croissance potentielle.

La révision du FMI constitue donc une amélioration, pas la disparition de ces problèmes.

La dette publique peut devenir le prochain choc

Le FMI insiste également sur les niveaux élevés d’endettement public.

Lorsque les taux étaient proches de zéro, les gouvernements pouvaient refinancer leurs dettes à faible coût.

La situation a changé.

Les rendements obligataires mondiaux ont fortement augmenté.

Chaque refinancement peut progressivement augmenter la charge d’intérêts.

Les gouvernements disposent alors de moins de ressources pour financer d’autres priorités.

Cette situation devient particulièrement importante lorsque les États souhaitent simultanément investir dans la défense, l’énergie et les infrastructures technologiques.

Le FMI appelle donc les gouvernements à présenter des trajectoires budgétaires crédibles à moyen terme.

La croissance de 1,1 % offre un répit, pas une garantie

La nouvelle prévision du FMI apporte finalement une nouvelle relativement positive à l’Europe.

La zone euro devrait progresser de 1,1 % en 2026, contre seulement 0,9 % prévu en juillet.

L’investissement dans l’intelligence artificielle, certaines chaînes industrielles européennes et les dépenses de défense contribuent à cette amélioration.

Mais les risques restent exceptionnellement élevés.

Le pétrole se maintient au-dessus de 100 dollars, les coûts de financement restent importants et les finances publiques de plusieurs pays sont sous surveillance.

Le scénario central du FMI suppose également une normalisation progressive des marchés énergétiques.

Une nouvelle escalade poussant le pétrole vers 130 dollars modifierait profondément cette trajectoire, avec moins de croissance et davantage d’inflation.

L’autre risque vient paradoxalement du principal moteur actuel de l’économie mondiale.

Si les investissements massifs dans l’IA ne produisent pas les gains de productivité attendus, leur ralentissement pourrait affecter simultanément les États-Unis, l’Asie et l’Europe.

La révision à 1,1 % montre donc que l’économie européenne résiste mieux que prévu.

La prochaine étape sera de déterminer si cette résistance peut devenir autonome, ou si elle reste trop dépendante d’un boom technologique et de dépenses publiques qui pourraient être difficiles à maintenir dans un monde où l’énergie et le financement restent coûteux.

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