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Le zinc reste proche d’un sommet de quatre ans alors que l’offre se resserre

Les contrats à terme sur le zinc évoluent près d’un sommet de quatre ans alors que les perturbations de production et la faiblesse des stocks resserrent l’offre

Les contrats à terme sur le zinc évoluent autour de 3 700 dollars la tonne, à proximité de leur plus haut niveau depuis quatre ans, alors que plusieurs facteurs renforcent les inquiétudes sur l’offre disponible à court terme.

Les perturbations de production en Chine, la baisse des volumes chez plusieurs grands producteurs internationaux et la diminution des stocks suivis par le London Metal Exchange contribuent à maintenir le marché sous tension.

Le mouvement actuel ne repose donc pas sur un seul événement, mais sur une combinaison de risques touchant simultanément l’extraction, le raffinage et les disponibilités immédiatement livrables.

La Chine concentre une partie importante des inquiétudes

La Chine, premier producteur mondial de zinc, fait face à des conditions météorologiques difficiles dans plusieurs régions.

De fortes pluies et des inondations menacent certaines opérations minières et métallurgiques.

Pour un marché déjà confronté à un resserrement de l’offre disponible, ces perturbations renforcent le risque de baisse temporaire de production.

L’impact potentiel est particulièrement important car la Chine occupe une place centrale dans la chaîne mondiale du zinc.

Une mine du sud-ouest chinois réduit sa production

Des ajustements de production dans une mine du sud-ouest de la Chine devraient réduire la production de concentré de zinc d’environ 1 000 tonnes en août.

Ce volume, pris isolément, reste limité à l’échelle du marché mondial.

Mais il intervient dans un contexte où plusieurs autres interruptions ou réductions apparaissent en même temps.

L’effet cumulé devient donc plus significatif.

Un arrêt de maintenance touche également le zinc raffiné

Une fonderie du centre de la Chine devrait aussi réduire sa production de zinc raffiné en raison de travaux de maintenance.

La baisse attendue est estimée entre 1 000 et 1 500 tonnes.

Cette réduction ajoute une contrainte supplémentaire sur la disponibilité du métal déjà transformé.

Le marché doit donc composer à la fois avec des difficultés sur le concentré et avec des limites du côté du raffinage.

Les tensions ne se limitent pas à la Chine

Les signaux de faiblesse de production apparaissent également chez plusieurs grands producteurs internationaux.

Glencore a enregistré une baisse de sa production de zinc issue de ses propres sources au premier semestre 2026.

Boliden a, de son côté, signalé un recul trimestriel de sa production de concentré de zinc.

MMG a également enregistré une baisse de production sur un an au deuxième trimestre.

Plusieurs producteurs reculent en même temps

Ces données sont importantes car elles montrent que le resserrement de l’offre ne provient pas uniquement de perturbations temporaires en Chine.

La baisse observée chez plusieurs groupes miniers renforce la perception d’un environnement d’offre moins abondant.

Lorsque plusieurs producteurs enregistrent simultanément des volumes inférieurs, le marché dispose de moins de marge pour absorber de nouvelles perturbations.

Cela contribue à maintenir les prix à des niveaux élevés.

Les stocks du LME atteignent leur plus bas niveau depuis décembre

La situation des inventaires ajoute un autre élément de soutien.

Les stocks de zinc enregistrés au London Metal Exchange sont tombés à leur niveau le plus bas depuis décembre.

Cette baisse indique que la quantité de métal visible dans les entrepôts du LME continue de diminuer.

Dans un marché déjà préoccupé par la production, la faiblesse des inventaires renforce les inquiétudes sur la disponibilité immédiate.

Les canceled warrants attirent également l’attention

Le marché surveille aussi le niveau élevé des canceled warrants.

Un canceled warrant correspond à du métal qui n’est plus considéré comme disponible pour une livraison normale parce qu’il a été réservé en vue d’un retrait.

Lorsque leur proportion augmente, une partie des stocks officiellement présents dans les entrepôts devient en pratique moins accessible au marché.

Cela peut donner une image plus tendue que ne le suggère le simple volume brut des inventaires.

Les stocks on-warrant diminuent

Parallèlement, les volumes de zinc encore enregistrés comme on-warrant sont en baisse.

Ces stocks représentent le métal qui reste directement disponible pour livraison dans le système LME.

Leur recul indique donc que la quantité immédiatement mobilisable diminue.

Cette combinaison entre faibles stocks totaux, canceled warrants élevés et baisse des stocks on-warrant constitue un signal de resserrement physique.

Le marché valorise surtout le risque de court terme

Le zinc se maintient donc près de 3 700 dollars la tonne principalement en raison de tensions proches dans le temps.

Les investisseurs et les utilisateurs industriels surveillent la capacité du marché à répondre à la demande immédiate.

Les perturbations météorologiques, les ajustements de production et les opérations de maintenance peuvent réduire temporairement les flux disponibles.

Dans un environnement de faibles inventaires, ce type de choc prend davantage d’importance.

Les inondations peuvent affecter plusieurs étapes de la chaîne

Les fortes pluies en Chine ne menacent pas uniquement l’extraction minière.

Elles peuvent également perturber le transport des matières premières.

Les opérations de traitement et de fusion peuvent elles aussi être affectées.

Lorsque plusieurs maillons sont touchés simultanément, le retour à un fonctionnement normal peut prendre plus de temps.

Le marché reste donc attentif à l’évolution des conditions météorologiques.

Le raffinage devient une variable particulièrement sensible

La réduction attendue de 1 000 à 1 500 tonnes dans une fonderie chinoise souligne l’importance du zinc raffiné.

Même si le concentré reste disponible, il doit encore être transformé avant d’être utilisé par l’industrie.

Une interruption dans les fonderies peut donc réduire directement la quantité de métal accessible aux consommateurs.

Cette distinction est essentielle dans l’analyse de l’offre.

Les producteurs internationaux offrent peu de compensation

Normalement, une baisse dans une grande région peut être partiellement compensée par de meilleurs volumes ailleurs.

Mais les données citées montrent également une faiblesse chez Glencore, Boliden et MMG.

Cela limite la possibilité pour d’autres grands producteurs d’équilibrer immédiatement les perturbations chinoises.

Le marché se retrouve ainsi avec moins de sources de compensation.

Le niveau de 3 700 dollars reflète cette convergence

Le prix actuel du zinc traduit la combinaison de ces différents signaux.

Les perturbations en Chine ajoutent un risque immédiat.

Les baisses de production chez plusieurs groupes réduisent la flexibilité de l’offre mondiale.

Les stocks LME faibles limitent le coussin disponible.

Cette convergence permet au zinc de rester proche de son plus haut niveau depuis quatre ans.

Les stocks seront déterminants pour la suite

L’évolution des inventaires constituera l’un des indicateurs les plus importants.

Si les stocks LME continuent de diminuer, le marché pourrait conserver une forte sensibilité à toute nouvelle perturbation de production.

À l’inverse, une reconstitution des stocks réduirait une partie de la pression actuelle.

Pour l’instant, les données montrent encore une disponibilité immédiate en baisse.

Les prochains chiffres chinois seront également surveillés

Les estimations actuelles concernent notamment la production du mois d’août.

Le marché cherchera donc à savoir si les réductions annoncées restent temporaires ou si elles se prolongent.

Les conditions météorologiques joueront également un rôle.

Une amélioration rapide limiterait l’impact, tandis que de nouvelles inondations pourraient maintenir les opérations sous pression.

Conclusion

Le zinc reste proche d’un sommet de quatre ans autour de 3 700 dollars la tonne, soutenu par plusieurs facteurs d’offre convergents.

Les fortes pluies et les inondations en Chine menacent les opérations minières et de fusion, tandis que des ajustements de production et des travaux de maintenance doivent réduire les volumes en août.

En parallèle, Glencore, Boliden et MMG ont enregistré des baisses de production, alors que les stocks LME sont tombés à leur plus bas niveau depuis décembre.

Point clé final

Le principal moteur du zinc est actuellement la disponibilité physique à court terme. Tant que les stocks restent faibles et que les réductions de production persistent en Chine comme chez plusieurs producteurs internationaux, le marché conservera un risque élevé de tension sur l’offre, ce qui soutient les prix proches de leurs plus hauts niveaux en quatre ans.

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