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Peter Schiff accuse Wall Street de soutenir Bitcoin sans y engager son propre capital

Graphique Bitcoin avec critiques de Peter Schiff sur les prévisions haussières de Wall Street et Strategy

Peter Schiff, commentateur financier connu pour ses critiques récurrentes contre Bitcoin, a relancé le débat sur la crédibilité des prévisions haussières de Wall Street. Selon lui, les grandes institutions financières publient des objectifs optimistes pour Bitcoin, mais ne soutiennent pas réellement ces projections avec leur propre capital.

Schiff affirme que les banques et sociétés de recherche restent publiquement favorables à Bitcoin pour ne pas contrarier leurs clients exposés aux cryptomonnaies. Il estime que ces institutions utilisent un discours favorable au marché crypto tout en évitant d’inscrire Bitcoin à leur propre bilan.

Son argument intervient dans un contexte plus fragile pour le marché. Bitcoin se négocie autour de 64 062 dollars et affiche une baisse de plus de 27 % depuis le début de l’année. Malgré cela, plusieurs grandes institutions conservent des objectifs de prix élevés pour la fin d’année ou pour les prochaines étapes du cycle.

Pour Schiff, cette contradiction entre discours public et allocation réelle de capital est le signe que Wall Street ne croit pas vraiment à ses propres prévisions.

Wall Street reste haussière malgré la baisse de Bitcoin

Peter Schiff a cité plusieurs objectifs de prix publiés par des banques et maisons de recherche. Selon lui, Citigroup anticipe Bitcoin autour de 82 000 dollars, Standard Chartered vise 100 000 dollars, Bernstein avance 150 000 dollars, JPMorgan évoque 170 000 dollars, tandis que Fundstrat projette une fourchette de 200 000 à 250 000 dollars.

Ces objectifs contrastent avec la performance actuelle du marché. Bitcoin est en baisse de plus de 27 % depuis le début de l’année et ne montre pas encore une dynamique suffisamment forte pour confirmer les scénarios les plus optimistes.

Les investisseurs se trouvent donc face à une divergence classique : les objectifs de prix restent élevés, mais le marché spot indique une réalité plus prudente.

Pour les partisans de Bitcoin, cette divergence peut être interprétée comme une opportunité. Pour les critiques comme Schiff, elle révèle plutôt un excès de communication commerciale autour d’un actif encore fragile.

Schiff critique l’absence de Bitcoin dans les bilans bancaires

Le cœur de la critique de Schiff porte sur l’absence de Bitcoin dans les bilans des grandes institutions financières qui publient des objectifs haussiers. Il souligne que Citigroup, Standard Chartered et JPMorgan ne détiennent pas Bitcoin comme position propre, même si elles proposent des services liés aux actifs numériques.

Ces institutions disposent de services de garde, de bureaux de négociation et d’infrastructures blockchain. Elles peuvent donc gagner de l’argent grâce à l’activité crypto sans nécessairement être exposées directement à la performance du Bitcoin.

Cette distinction est importante. Une banque peut être optimiste dans ses recherches, offrir des services à des clients crypto et générer des revenus liés à ce secteur, tout en évitant de prendre un risque bilanciel direct sur l’actif.

Schiff y voit une preuve de manque de conviction. Selon lui, si les banques croyaient réellement à leurs propres objectifs de prix, elles achèteraient Bitcoin pour leur propre compte.

Les banques peuvent profiter de la crypto sans acheter Bitcoin

L’argument de Schiff est simple, mais la réalité institutionnelle est plus nuancée. Les grandes banques ne gèrent pas leurs bilans comme des fonds spéculatifs. Elles doivent respecter des cadres réglementaires, gérer leur capital, contrôler leur exposition au risque et répondre à des obligations prudentielles.

Elles peuvent donc considérer Bitcoin comme un actif intéressant pour leurs clients sans vouloir le détenir directement. Leur modèle économique peut être de fournir accès, garde, liquidité, recherche, produits structurés ou infrastructures, plutôt que d’accumuler l’actif.

Cela ne supprime pas la critique de Schiff, mais cela la replace dans un contexte plus large. Les banques peuvent être commercialement exposées à Bitcoin sans être stratégiquement investies dans Bitcoin.

Pour les investisseurs, la question est donc de savoir si les prévisions haussières reflètent une conviction analytique solide ou une volonté de rester pertinentes auprès des clients crypto.

Bitcoin reste sous pression en 2026

Le contexte de marché renforce la critique. Bitcoin se négocie autour de 64 062 dollars, en baisse de plus de 27 % depuis le début de l’année. Sur les dernières 24 heures mentionnées, la cryptomonnaie principale reculait légèrement de 0,2 %.

Sur Stocktwits, le sentiment des investisseurs particuliers autour de Bitcoin restait en zone neutre, tandis que le niveau de discussion passait de normal à faible. Cela suggère que l’enthousiasme spéculatif n’est pas dominant à court terme.

Un marché haussier fort se caractérise souvent par une hausse des prix, une augmentation des volumes, une forte activité de discussion et un sentiment positif. Ici, les signaux sont plus mitigés.

Bitcoin n’est pas en chute libre, mais il ne valide pas non plus les objectifs les plus agressifs avancés par certaines institutions.

Strategy devient un point central du débat

Schiff a également utilisé Strategy comme exemple pour soutenir son scepticisme. Strategy, anciennement connue pour sa stratégie massive d’accumulation de Bitcoin, reste l’un des véhicules boursiers les plus surveillés pour l’exposition indirecte à l’actif.

Selon Schiff, l’action ordinaire de Strategy a reculé de 1,7 % sur la semaine alors que Bitcoin progressait d’environ 3 %. Ce décalage aurait porté la décote de l’action par rapport à ses avoirs en Bitcoin à près de 40 %.

Pour Schiff, cette décote est un signal important. Elle indique que le marché ne valorise pas Strategy uniquement en fonction de la valeur brute de ses Bitcoin. Les investisseurs appliquent une réduction liée à la structure financière, aux risques de dette, aux dividendes, à la gouvernance et à la possibilité que l’entreprise doive vendre des actifs.

Autrement dit, Strategy n’est plus perçue comme un simple proxy parfait de Bitcoin.

La décote de Strategy inquiète les critiques

Une décote importante par rapport aux avoirs en Bitcoin peut avoir plusieurs interprétations. Certains investisseurs peuvent y voir une opportunité d’achat si la valeur nette des actifs semble supérieure au cours de marché. D’autres y voient un signal d’alerte sur la confiance.

Schiff adopte clairement la deuxième lecture. Il affirme que cette décote empêche Strategy de vendre plus d’actions ordinaires pour financer de nouveaux achats de Bitcoin. Si le marché valorise l’action bien en dessous de ses avoirs en BTC, émettre de nouvelles actions peut devenir moins attractif ou plus dilutif.

Cela complique le modèle qui avait longtemps soutenu la stratégie d’accumulation : lever du capital, acheter Bitcoin, renforcer l’exposition et profiter d’une hausse du titre liée à la prime de marché.

Si cette prime disparaît ou devient une décote, la mécanique financière change.

Les actions préférentielles STRC sous surveillance

Schiff a aussi pointé les actions préférentielles STRC de Strategy, qui ont terminé la semaine à 87,48 dollars avec un rendement de 13,7 %. Selon lui, ce rendement élevé montre que les investisseurs doutent de la sécurité du dividende.

En général, un rendement très élevé sur une action préférentielle peut signaler que le marché exige une compensation importante pour le risque. Cela peut refléter des inquiétudes sur la capacité de l’émetteur à maintenir les paiements, sur la valeur des actifs sous-jacents ou sur la stabilité du modèle financier.

Schiff estime que les investisseurs ne croient pas que Bitcoin puisse maintenir une hausse suffisante pour couvrir le dividende. Selon lui, le marché s’attend à une réduction du paiement.

Cette lecture renforce son argument selon lequel la confiance dans les structures financières liées à Bitcoin est moins solide que le discours public des partisans ne le suggère.

Les ventes de Bitcoin par Strategy alimentent le scepticisme

La critique de Schiff s’est intensifiée après la révélation que Strategy avait vendu du Bitcoin. Michael Saylor, président exécutif de Strategy, a longtemps été l’un des défenseurs les plus visibles de l’actif et a souvent encouragé l’idée de ne jamais vendre Bitcoin.

Le fait que Strategy ait vendu environ 230,3 millions de dollars de Bitcoin a donc été interprété par les critiques comme une rupture symbolique. Pour eux, si l’entreprise la plus associée à l’accumulation permanente de BTC commence à vendre, cela affaiblit le récit de conviction absolue.

Strategy a également indiqué qu’elle pourrait vendre davantage de Bitcoin pour financer les dividendes des actions préférentielles STRC, reconstituer sa trésorerie ou financer des rachats.

Cette possibilité modifie la perception du marché. Bitcoin détenu par Strategy n’est plus uniquement une réserve stratégique intouchable. Il peut devenir une source de liquidité pour répondre à des obligations financières.

Le modèle de Strategy devient plus complexe

Strategy a longtemps été analysée comme une société offrant une exposition amplifiée à Bitcoin. Mais avec les actions préférentielles, les besoins de dividendes, les ventes potentielles de BTC et la décote de marché, le dossier devient plus complexe.

Les investisseurs doivent désormais évaluer plusieurs couches de risque. Il y a le risque Bitcoin, lié au prix de l’actif. Il y a le risque de structure, lié à la manière dont Strategy finance ses avoirs. Il y a le risque de liquidité, si l’entreprise doit vendre dans des conditions défavorables. Il y a aussi le risque de perception, si le marché cesse d’accorder une prime au véhicule.

Schiff utilise cette complexité pour affirmer que les investisseurs doutent de la solidité du modèle. Selon lui, la décote et le rendement élevé des préférentielles signalent une méfiance croissante.

Bitcoin, or et valeurs technologiques

Schiff a aussi affirmé que Bitcoin s’était découplé de l’or et des valeurs technologiques lors des phases de hausse, mais qu’il pourrait chuter avec les actions technologiques lors d’un repli plus large.

Cet argument vise à contester l’idée que Bitcoin serait un actif de diversification fiable. Les partisans de Bitcoin le présentent souvent comme une réserve de valeur numérique, parfois comparable à l’or. D’autres le voient comme un actif de croissance lié à la technologie, à la liquidité et à l’innovation.

Schiff considère que Bitcoin ne bénéficie pas pleinement des hausses de l’or ou des valeurs technologiques, mais qu’il reste vulnérable lorsque l’appétit pour le risque se dégrade.

Pour les investisseurs, cette question de corrélation est essentielle. Si Bitcoin baisse avec les actifs risqués en période de stress, son rôle de protection devient moins convaincant.

Le débat sur Bitcoin reste profondément divisé

La critique de Schiff s’inscrit dans un débat plus large sur la nature de Bitcoin. Les partisans considèrent que l’actif reste rare, décentralisé, liquide et utile comme protection contre les politiques monétaires expansionnistes. Ils estiment que les baisses temporaires ne remettent pas en cause la trajectoire de long terme.

Les critiques, eux, soulignent la volatilité, l’absence de flux de trésorerie, la dépendance au sentiment de marché, la concentration de certaines positions et les risques réglementaires.

Les objectifs élevés de Wall Street ajoutent une couche supplémentaire au débat. Sont-ils le signe d’une adoption institutionnelle croissante ou simplement un outil commercial destiné à servir une clientèle intéressée par la crypto ?

Schiff choisit la seconde interprétation. Mais le marché continuera à juger Bitcoin sur les flux, les prix, l’adoption, la réglementation et la capacité de l’actif à attirer du capital dans les cycles difficiles.

Les objectifs de prix élevés peuvent influencer le sentiment

Les prévisions de prix publiées par de grandes institutions peuvent influencer la psychologie des investisseurs. Lorsqu’une banque ou une société de recherche évoque Bitcoin à 100 000, 150 000 ou 250 000 dollars, cela peut renforcer la perception d’un potentiel de hausse important.

Mais ces objectifs peuvent aussi devenir problématiques si le marché évolue dans la direction opposée. Plus l’écart entre le prix actuel et l’objectif est grand, plus les investisseurs peuvent questionner les hypothèses sous-jacentes.

Dans le cas présent, Bitcoin autour de 64 000 dollars reste loin des objectifs les plus ambitieux cités par Schiff. Pour atteindre ces niveaux, il faudrait une forte amélioration du sentiment, des flux institutionnels importants, une dynamique technique plus favorable et probablement un environnement macroéconomique plus accommodant.

Sans ces conditions, les prévisions peuvent paraître déconnectées du marché immédiat.

Ce que les investisseurs doivent surveiller

Le premier point à surveiller est la capacité de Bitcoin à stabiliser sa baisse annuelle. Tant que l’actif reste en recul marqué depuis le début de l’année, les objectifs haussiers resteront sous pression.

Le deuxième point est la décote de Strategy par rapport à ses avoirs en Bitcoin. Si elle continue de s’élargir, elle pourrait signaler une perte de confiance dans le véhicule.

Le troisième point est le rendement des actions préférentielles STRC. Un rendement élevé peut indiquer une inquiétude persistante sur la sécurité du dividende.

Le quatrième point est le comportement des grandes institutions. Si elles maintiennent des objectifs haussiers sans acheter Bitcoin pour leur bilan, la critique de Schiff restera audible.

Le cinquième point est la corrélation entre Bitcoin, l’or et les valeurs technologiques. En cas de stress de marché, la réaction de Bitcoin dira beaucoup sur son rôle réel dans les portefeuilles.

Conclusion

Peter Schiff accuse Wall Street de promouvoir publiquement des objectifs haussiers sur Bitcoin sans engager son propre capital. Selon lui, les banques restent favorables à Bitcoin pour préserver leurs relations avec les clients crypto, mais ne croient pas suffisamment à leurs prévisions pour acheter l’actif à leur bilan.

Il cite des objectifs élevés de Citigroup, Standard Chartered, Bernstein, JPMorgan et Fundstrat, alors que Bitcoin se négocie autour de 64 062 dollars et recule de plus de 27 % depuis le début de l’année. Schiff utilise également la décote de Strategy, le rendement élevé des actions préférentielles STRC et les ventes de Bitcoin de Strategy pour soutenir son scepticisme.

Dernier point à retenir

Le débat soulevé par Schiff porte moins sur un simple objectif de prix que sur la crédibilité institutionnelle du récit Bitcoin. Si Wall Street croit réellement à une forte hausse de BTC, pourquoi les grandes banques ne détiennent-elles pas l’actif à leur propre bilan ? Pour les investisseurs, la réponse dépendra de l’évolution du prix de Bitcoin, de la confiance dans les véhicules comme Strategy et de la capacité du marché crypto à attirer du capital au-delà des déclarations optimistes.

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